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3 - Quelles sont les actions des gouvernements pour lutter contre la pollution et le réchauffement climatique?
Au niveau mondial : le protocole de Kyoto
Le but du protocole de Kyoto est de lutter contre les changements climatiques par une action internationale de réduction des émissions de certains GES (gaz à effet de serre). Ce protocole a été adopté le 11 décembre 1997 puis ratifié le 31 Mai 2002 par la Communauté européenne.
Le protocole de Kyoto est une prise de conscience mondiale de l’importance de lutter contre le réchauffement de la planète. Malheureusement, il n’a pas encore été ratifié par les Etats-Unis.

Les États membres de l'Union doivent réduire collectivement leurs émissions de gaz à effet de serre de 8% entre 2008 et 2012.
Pour baisser les émissions de GES, le protocole propose que des politiques nationales de réduction des émissions soient établies (économies d’énergie, agricultures durables, augmentation des énergies renouvelables …) et suggère des échanges d'expériences ou d'informations entre les pays ayant ratifié le protocole, une mise en place de bourse d’échange de permis d'émission.
Plus récemment : la conférence de Montréal sur le climat en 2005
Le but est de réfléchir à l’après-2012, l’après-Kyoto. Cette conférence est aussi le moyen de tirer la sonnette d’alarme sur les émissions de GES pour les Etats réagissent et respectent leurs engagements pris à Kyoto.
Au niveau européen : la Directive européenne sur les énergies renouvelables
Alors que la plupart des énergies actuellement utilisées sont non renouvelables et donc amenées à disparaître à plus ou moins long terme, puisqu’en plus la plupart d’entre elles sont polluantes (comme le charbon, le pétrole) ou posent le problème de la gestion des déchets (nucléaire), les énergies renouvelables ont tout pour séduire.
Une Directive européenne impose d’ici à 2010 aux pays membres une part de 21 % d’énergies renouvelables dans la fourniture d’électricité. La France, va donc devoir rattraper son retard dans ce domaine par rapport à l’Allemagne et le Danemark.
Le Département de l’Aude fait figure de pionnier dans ce domaine en accueillant plusieurs parcs d’éoliennes.
Des incitations fiscales ou des aides existent en France pour aider les particuliers à passer aux énergies renouvelables
Par exemple, si vous vous équipez d'une installation solaire, vous bénéficiez d'un crédit d'impôt de 40% sur le coût de l'équipement et de subventions octroyées par certaines régions et départements.
Des conseils généraux comme par exemple ceux de la Savoie, de l'Isère ou de la Drôme proposent des aides spécifiques pour nous aider à nous équiper en énergies renouvelables.
Par ailleurs, la France compte aussi lutter contre le sac plastique, qui met plusieurs centaines d’années à se dégrader et qui est responsable de la mort de nombreux animaux marins (par exemple de milliers de tortues qui prennent les sacs pour des méduses et qui s’étouffent en les avalant). L’Assemblée Nationale a voté le remplacement pour 2010 de tous les sacs plastiques actuels de supermarché par des sacs biodégradables à base d’amidon de maïs qui mettent seulement quatre mois à se dégrader dans la nature. Ces sacs sont déjà distribués dans certains magasins spécialisés (par exemple des magasins vendant de la nourriture bio).
L’engagement pour les forêts
Le gouvernement français s’est engagé à obtenir 50% des marchés publics avec du bois éco-certifié en 2007 et 100% en 2010.
Les entreprises accroissent l’utilisation de papier éco-certifié. La Maison d’édition Gallimard, par exemple a édité le dernier tome d’Harry Potter sur papier éco-certifié.
Dans les grandes villes : des mesures pour limiter la circulation automobile
Des villes comme Paris, Lyon ou La Rochelle ont mis en services des vélos municipaux gratuits ou peu coûteux pour inciter leurs habitants à laisser leur voiture au garage.
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